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Bassin Garenne

Eaux pluviales / Assainissement
Construction d’un bassin de stockage restitution (BSR) rue de la Garenne à Blois

Le réseau d’assainissement en rive droite de la Loire est principalement de type unitaire : les eaux usées et les eaux pluviales sont mélangées dans les mêmes canalisations. Quand il pleut, des déversements d’eaux usées et d’eaux pluviales non traitées sont constatés dans la Loire.


Ces déversements se répétant, du fait du changement climatique et des gros épisodes pluvieux de plus en plus fréquents, l’État a mis en demeure la Communauté d’agglomération de Blois, compétente en matière d’assainissement, de rendre conforme son système d’assainissement sur le Blaisois (13 communes de l’agglomération y sont raccordées en totalité ou partiellement).

Pour remédier à cette situation, Agglopolys a décidé de construire un bassin de stockage-restitution de 9 000 m³, à proximité immédiate du collecteur principal, rue de la Garenne à Blois. La création de cet ouvrage permet le stockage temporaire des eaux en cas d’épisode pluvieux, pour limiter les déversements : lorsque le réseau a récupéré de sa capacité, le bassin se vidange progressivement et les eaux sont traitées à la station d’épuration.

Les études de conception ont été menées de 2022 à fin 2025. Les entreprises qui réaliseront les travaux sont maintenant déterminées suite à une mise en concurrence. Les travaux débuteront d’ici la fin du 1er semestre 2026 pour une durée de 18 mois environ.

En parallèle, Agglopolys a lancé une procédure de référé-préventif dont la première audience s’est tenue le 27 janvier dernier au tribunal judiciaire de Blois. Cette procédure a pour but de préserver les intérêts des propriétaires et de faciliter une indemnisation rapide en cas de dommage sur leur habitation, lié à la construction du bassin. Un expert judiciaire a été nommé par le tribunal judiciaire de Blois le 10 mars. Ce dernier prendra contact avec l’ensemble des propriétaires pour qu’une visite (intérieur/extérieur) de chaque bâtiment soit réalisée.

Pour vous tenir informé de l’état d’avancement du projet, nous vous invitons à consulter régulièrement cette page qui lui est dédiée.


Questions relatives au BSR

Phase chantier

COMMENT VONT SE DEROULER LES TRAVAUX ?

Les travaux sont aujourd’hui estimés à 18 mois.


  • 22 juin 2026 : début des travaux, par la mise en place des installations de chantier : palissade, nettoyage de la parcelle, base vie…
  • Mi-juillet : les travaux de terrassement vont commencer par la mise en place des parois de soutènement le long de l’impasse de la Garenne et le long des garages, ainsi que la fosse de pompage.
  • Mi-août : le terrassement du poste de relevage commencera et sera suivi des travaux de terrassement du bassin jusqu’à mi-octobre.
  • Fin septembre : la grue sera amenée et montée sur le chantier.
  • Novembre : les pieux du bassin seront coulés.
  • Les travaux de l’ouvrage d’interception (sur la rue de la Garenne) se dérouleront de novembre 2026 à mars 2027, cette phase de chantier impliquera la fermeture de cette portion de la rue à la circulation.

QUEL SERA L’IMPACT SUR LA CIRCULATION ?

Le stationnement et la circulation rue de la Garenne seront maintenus tant que possible (circulation en double sens + stationnement en chicane). Néanmoins, la rue de la Garenne sera fermée à la circulation sur cette portion pendant plusieurs semaines durant la phase de raccordement du bassin aux galeries d’assainissement se trouvant sous la rue de la Garenne : des déviations seront mise en place. L’accès piéton sera maintenu pour chaque parcelle.
Ces travaux de raccordement sont prévus de novembre 2026 à mars 2027.


Le plan de déviation sera le suivant :

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L’impasse de la Garenne sera laissée libre de circulation ; des fermetures très ponctuelles pourront être à envisager pour des livraisons de matériel ou installation d’équipements pour la construction du bassin.


DES TRAVAUX DE NUIT ET/OU EN HORAIRES DECALES SONT-ILS PREVUS ?

Les horaires de travaux respecteront l’arrêté préfectoral, soit de 7h à 22h. Néanmoins, pendant certaines phases, les horaires pourront être aménagés en cas de nécessité de service ou obligation de chantier : horaires décalés voire travaux de nuit possible (phase de coulage des bétons, travaux du leaping wear, forte chaleur…).


QUELLES MESURES DE SECURITE SERONT MISES EN OEUVRE SUR LE CHANTIER ?

Le chantier sera entièrement clôturé par une palissade. Des caméras de vidéosurveillance seront installées pour toute la durée du chantier. Une astreinte avec du personnel dédié sera mise en place lors des phases dites « critiques » du chantier.



Phase exploitation


COMMENT FONCTIONNERA LE SITE ?

Le site sera autonome et télésurveillé : il n’y aura pas d’agents d’exploitation en permanence sur le site. La fréquence de passage des agents d’exploitation sera fonction de la météo et des épisodes pluvieux.


LE BASSIN PRODUIRA-T’IL DES NUISANCES SONORES ?

L’ensemble des locaux techniques du bassin sera insonorisé. Les équipements installés sont soumis à un cahier des charges strict et respectueux de la réglementation qui fixe des valeurs maximales.
Pour rappel, le bassin fonctionne par temps de pluie uniquement, les pompes qui remplissent le bassin se trouvent à 11m de profondeur dans un local béton insonorisé. La vidange du bassin se fait gravitairement lorsque la pluie a cessé, cela ne génère donc pas de bruit.
Un bureau d’études acoustique réalisera des mesures pour déterminer l’état initial acoustique environnemental d’ici avril 2026.


LE BASSIN PRODUIRA-T’IL DES NUISANCES OLFACTIVES ?

L’eau reste peu de temps dans le bassin, le temps de stagnation est de 24/48h maximum avant que les effluents ne soient renvoyés au réseau. Les odeurs sont donc limitées. Le bassin ainsi que les locaux techniques sont mis en dépression par un système de ventilation mécanique, puis l’air est traité dans des filtres de charbon actif avant d’être rejeté vers l’extérieur.

La procédure de Référé Préventif

QUEL EST L’INTÉRÊT DE LA PROCÉDURE ?

La procédure de référé préventif a pour but de préserver les intérêts des propriétaires et de faciliter une indemnisation rapide en cas de dommage sur un bâtiment lié à la construction du bassin. Bien que les risques de dommages soient limités, ce type de chantier peut, dans de rares cas, entraîner des dommages sur les propriétés riveraines.

C’est une procédure facultative, non obligatoire, que la Communauté d’agglomération a décidé de mettre en œuvre, pour préserver les intérêts des riverains et éviter d’éventuels conflits/contentieux post-chantier.
Pour cela un expert judiciaire a été nommé par le tribunal judiciaire de Blois le 10 mars 2026, il prendra contact avec l’ensemble des personnes assignées pour réaliser une visite (intérieure/extérieure) de chaque bâtiment. Puis un constat de l’état de la propriété sera dressé : cette visite sera réalisée avec l’accord et en présence du propriétaire (ou d’une personne le représentant).

En cas de désaccord avec le constat de l’expert, l’attache d’un avocat devra être prise pour contester le dit constat.


UNE 2e EXPERTISE SERA-T-ELLE RÉALISÉE A LA FIN DES TRAVAUX ?

Non, il n’y aura pas de passage de l’expert en fin de travaux. C’est au propriétaire de signaler un éventuel désordre auprès d’Agglopolys.


COMMENT LE PÉRIMÈTRE DU RÉFÉRÉ PRÉVENTIF A-T-IL ÉTÉ DÉFINI ?

Le périmètre du référé préventif a été réfléchi en fonction de la nature des travaux, du type de fondation supposé et de la modification du trafic routier.


POURQUOI LES PROPRIÉTAIRES NE SONT PAS TOUJOURS AU COURANT DES RÉUNIONS D’INFORMATION ?

Le référé préventif touche les propriétaires de logement ; un peu plus de 120 assignations ont été émises par un huissier car certains bâtiments sont divisés en appartements et certains logements ont plusieurs propriétaires (indivisions, copropriétés…).
Les réunions d’information sont boitées aux occupants des logements : propriétaires occupants, locataires (voire location touristique et logement vacant). Beaucoup de locataires ne se sentent pas concernés par le projet, et ne font pas remonter à leur propriétaire les réunions d’information. Le périmètre de boitage des réunions d’information est plus large que celui du référé car sont boitées également les maisons situées rue des Hautes Granges qui ont, de par leur position sur le coteau, une vue sur la parcelle du BSR. 150 courriers environ sont boités, ce travail est fait par les agents qui déposent manuellement dans chaque boite aux lettres un courrier (ou l’affichent sur la porte d’entrée des bâtiments collectifs lorsqu’il n’est pas possible d’accéder aux boites aux lettres).
C’est une des raisons pour laquelle l’affichage réglementaire des permis de construire sur les parcelles et visible depuis l’espace public est obligatoire, pour permettre à chacun de s’informer sur le futur projet et de demander à consulter les documents à la mairie.

Questions relatives au micro-quartier

LA RUE DE LA GARENNE VA-T-ELLE REVENIR EN SENS UNIQUE ?

Le double sens rue de la Garenne a été instauré pour sécuriser la rue des basses Granges, ces travaux ont été faits en concertations avec les riverains. Le stationnement alterné (en chicane) a pour but de réduire la vitesse des véhicules rue de la Garenne (un comptage des véhicules est prévu début 2027). La signalétique verticale sera revue.


QUEL SERA L’IMPACT SUR LE STATIONNEMENT A LONG TERME ?

Il n’y aura plus de stationnement possible sur l’ancienne friche. Le stationnement sera requalifié au niveau du micro quartier. Des places de stationnement seront disponibles à la fin du chantier au fond de l’impasse de la Garenne, là où la maison a été démolie.


QUE VONT DEVENIR LES POUBELLES ACTUELLEMENT STOCKEES A L’ANGLE DE LA RUE DE LA GARENNE ET DE L’IMPASSE DE LA GARENNE ?

Les containers jaunes doivent être remisés chez les habitants, mais la mairie a conscience que cela n’est pas toujours facile dans un habitat dense de centre-ville. Une étude pour l’implantation de containers d’apport volontaire comme dans certains secteurs de l’hyper centre-ville va être menée. Le container à verre sera repositionné dans le quartier pour ne pas se trouver devant le futur espace vert.


QUEL EST L’IMPACT DU BSR SUR LA VALEUR DES MAISONS ?

Seul un agent immobilier peut répondre à cette question, qui dépend de chaque bâtiment. Toutefois pour rappel, le PLUi-HD (Plan Local d’Urbanisme intercommunal – Habitat Déplacement) autorise sur le site prévu pour le bassin, des logements collectifs en front de rue avec une hauteur inférieure ou égale à 20.5m (soit 6 niveaux).